L'ATELIER KSRéserver

La salle cuisine

Casser de la vaisselle à La Rochelle.

Casser de la vaisselle, chez nous, se passe dans une vraie cuisine : un îlot garni d'assiettes, de verres et de dix bouteilles par personne. Vous avez vingt minutes, une batte, et rien à ramasser après. Des trois salles, c'est la moins technique : il suffit d'avoir envie de se défouler. L'activité est réservée aux majeurs.

Une personne en combinaison rose casse de la vaisselle à la batte sur l'îlot de la salle cuisine de l'AtelierKS, les éclats de verre en suspension
La cuisine, pendant une séance

L'inventaire

La cuisine est garnie avant votre arrivée, et c'est elle qui contient le plus d'objets du quotidien. Une seule quantité est garantie ; autant l'écrire plutôt que de vous laisser deviner : dix bouteilles par personne, quarante pour un groupe de quatre.

Le reste - assiettes, verres, tasses, plats - dépend des dons reçus dans la semaine, puisque nous n'achetons rien. Que vous veniez seul ou à quatre, le décor est le même : seul le nombre d'objets suit celui des participants. Voici ce que vous trouverez sur l'îlot.

Avant chaque séance

L'îlot est regarni avant l'arrivée de chaque groupe. Vous ne récupérez pas ce que les précédents n'ont pas cassé, et la salle n'accueille qu'une réservation à la fois.

Les ustensiles

Batte, marteau, pied de biche

Batte, masse et pied de biche posés sur un sol
                jonché de tessons de faïence blanche et de verre
La cuisine · 12 secondes

Vous n'avez rien à choisir avant d'arriver : les outils vous attendent dans la salle, une batte de baseball, un marteau et un pied de biche. La batte balaie l'îlot d'un revers, le marteau vise une pièce précise, le pied de biche ouvre ce qui a résisté aux deux autres. Vous pouvez en changer autant de fois que vous voulez.

Personne n'entre en salle sans le matériel de protection. Il se met par-dessus vos vêtements : combinaison intégrale, casque à visière, bonnet coqué, tour de cou, et des gants anti-coupure. Les combinaisons existent du S au 6XL, elles passent au lavage à 30 degrés et au sèche-linge après chaque utilisation, jamais deux groupes de suite dans la même. Une seule chose reste à votre charge : des chaussures fermées. Si vous arrivez en tongs, on vous en loue une paire à 5 euros, chaussettes propres comprises.

La cuisine n'accueille qu'un groupe à la fois, quatre participants au maximum : dans cet espace sécurisé, vous ne partagerez la pièce avec personne. Un membre de l'équipe vous aide à vous équiper, vous explique les consignes de sécurité, puis reste joignable pendant toute la séance.

Deux choses gratuites que nous oublions souvent de mentionner : votre musique passe sur l'enceinte de la pièce, et votre téléphone se pose dans un boîtier sécurisé qui filme la séance. Vous repartez avec vos images : c'est en général la première chose que le groupe regarde en sortant.

La provenance

D'où sort toute cette vaisselle

Soupière ancienne en faïence bleue posée sur deux assiettes, sur une étagère en bois de récupération
Une partie du stock
Théière à fleurs, pichets et pots en grès rangés dans des cagettes en bois avant une session
Ce qui arrive par dons
Deux rangées de bouteilles en verre vides alignées sur des étagères orange
Les bouteilles avant tri

Rien de ce que vous détruisez n'a été acheté pour être cassé. Karine Monbillard et Sendrine Colly, les deux fondatrices, ont monté un réseau de contacts qui leur donne gratuitement des objets défaillants, ou dont plus personne ne veut. Le stock est rangé sur des étagères dans l'atelier, à La Rochelle, et sert à garnir les salles d'une séance à l'autre. Pour chaque assiette, c'est une dernière vie avant la déchetterie.

Vous pouvez aussi apporter la vôtre : elle s'ajoute à ce que la salle contient déjà. Une seule chose est refusée, les photos de personnes. Casser le portrait de quelqu'un n'est plus un défoulement sur un objet, et nous ne voulons pas de ça dans nos salles.

La tradition

Ça ne date pas d'hier

En Allemagne et en Autriche, la veille du mariage, les invités apportent de la vieille vaisselle et la brisent aux pieds des futurs mariés. Ça s'appelle le Polterabend, de poltern, faire du bruit, et Abend, la soirée. Plus il y a de débris, plus le couple aura de chance : la coutume remonte au Moyen Âge et servait à chasser les mauvais esprits.

Elle a ses règles, d'ailleurs : on y casse de la porcelaine et du grès, jamais du verre, réputé porter malheur. À la fin, ce sont les mariés qui balaient les morceaux, ensemble. Le mot n'a pas d'équivalent en France, où la coutume n'a jamais pris.

Autant dire que casser de la vaisselle n'est pas une idée neuve. Nous avons changé deux choses : le verre part avec le reste, et le balai n'est pas pour vous. Le mariage, lui, reste une occasion fréquente : les groupes qui viennent casser de la vaisselle pour un EVJF à La Rochelle y retrouvent la même idée, à quelques siècles près.

En pratique

Casser de la vaisselle : durée, prix, âge

Dans la salle
20 minutes
La session complète
1 heure, équipement compris
Le groupe
de 1 à 4 personnes
Les bouteilles
10 par personne, garanties
Le tarif
30 € seul, 105 € à quatre
L'âge
18 ans, sans exception
Les jours
mardi à jeudi, 14 h - 19 h ; vendredi et samedi, 10 h - 21 h

L'heure réservée commence à l'accueil, pas à la casse : vous vous équipez, vous écoutez les consignes, vous passez la photo de groupe, et l'entrée en salle a lieu une demi-heure plus tard. Les vingt minutes ne courent qu'à partir de là. L'atelier est au 12 rue Gaspard Monge, à La Rochelle, avec un parking devant l'entrée.

Le tarif baisse quand le groupe monte : 30 euros seul, 105 euros à quatre, soit 26,25 euros par personne. La formule bureau coûte plus cher, le garage se loue au forfait ; les trois salles se comparent prix par prix.

Qui vient casser de la vaisselle ? Des amis, une future mariée et son EVJF, des entreprises qui réservent pour leur équipe en team building, et des gens qui viennent seuls après le travail. Il n'y a pas d'occasion type, et pas besoin de venir à plusieurs : évacuer le stress de la semaine et la pression du travail est un motif comme un autre. La séance s'offre aussi, sous forme de bon cadeau valable sur n'importe quelle salle.

Le mur de la salle cuisine après une séance de casser
            de la vaisselle : les mots amour, bonheur et joie peints
            en orange au-dessus d'une table jonchée de tessons, d'une
            poêle et d'une batte

La sortie

Ce qui reste quand tout est cassé

Vous posez la batte et vous sortez : c'est nous qui remettons la salle en état pendant que vous retirez la combinaison. À côté, un espace de décompression avec un baby-foot, un flipper, un café ou un verre sans alcool. C'est en général là que le groupe regarde les vidéos filmées en salle.

Ce que ça fait ? Ça défoule sur le moment : c'est ce que les clients nous disent en partant, qu'ils appellent l'endroit un défouloir, une rage room, une fury room ou une break room. Ça ne règle pas une colère de fond, et nous ne le promettrons pas : la recherche sur le sujet est bien plus prudente que les pages qui vendent des rage rooms. Ce que dit la science est détaillé sur une page à part, limites comprises.

Vos questions

Avant de casser de la vaisselle

Est-ce que ça coupe ?

Vous êtes équipé de la tête aux pieds. L'équipement de protection comprend une combinaison intégrale, un casque à visière fermée, des gants anti-coupure et des sur-chaussures. Les tessons restent au sol pendant la séance, et c'est nous qui remettons la salle en état après votre passage.

Il faut de la force ?

Non. Une assiette lancée se casse d'elle-même, et une bouteille demande un coup, pas dix. C'est pour ça que nous conseillons la cuisine pour une première expérience de la casse, plutôt que le garage et sa carcasse de voiture.

Vingt minutes, c'est assez ?

Ce sont vingt minutes de destruction, pas vingt minutes de présence : l'habillage, le briefing et les photos se font avant, sur l'heure réservée. Si vous avez fini avant la fin, un lot de vaisselle se rajoute pour 5 euros, choisi par vous sur le présentoir à l'entrée de la cuisine. Les gros objets sont exposés dans la salle principale et coûtent 10 à 15 euros : télévision, aspirateur, centrale vapeur.

Peut-on casser de la vaisselle à deux ?

Oui. La cuisine se réserve de une à quatre personnes ; à deux, la séance coûte 55 euros, soit 27,50 euros chacun, et l'îlot porte alors vingt bouteilles au lieu de dix.

Je peux apporter le service de ma grand-mère ?

Oui : une pile d'assiettes, un vase reçu deux fois en cadeau, ce qui reste d'un déménagement. Vos objets s'ajoutent à ceux de la salle, ils ne les remplacent pas. Le seul refus concerne les photos de personnes.

Y a-t-il des cas où on ne peut pas participer ?

Nous refusons l'entrée dans trois cas : une grossesse de plus de quatre mois, l'alcool et les stupéfiants. S'y ajoutent deux règles fermes, les 18 ans et les chaussures fermées. D'autres salles de casse françaises acceptent les mineurs accompagnés ; pas nous, et sans exception. Autant le lire ici que l'apprendre devant la porte.

Et si je préfère les écrans ?

Prenez la salle bureau : dix bouteilles par personne également, plus des appareils électroniques à briser - unité centrale, écran, portable, imprimante. Un écran demande plusieurs coups là où une assiette en demande un. Le garage, lui, se casse à la masse, à huit autour d'une vraie voiture.

Une pile d'assiettes vous attend.

La cuisine se réserve en ligne, de une à quatre personnes, du mardi au samedi, à partir de 30 euros. Les créneaux libres s'affichent en temps réel, et le paiement se fait au même endroit.

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